Comment choisir une peinture écologique et saine ?

J’observe de nombreuses architectes d’intérieur et artisan·es utiliser des marques qu’elles pensent écologiques et saines, alors que c’est tout à fait discutable.

Le sujet des peintures est l’une des plus grandes sources de greenwashing. Les marques jouent de la méconnaissance des consommateurs et jouent d’arguments verts plus ou moins valables.

Alors comment ne plus se faire avoir ?

La face cachée du label A+ et la réalité des émissions de COV 

Le fameux label A+, censé garantir de faibles émissions de COV (composés organiques volatils), est souvent pris pour un gage de sécurité sanitaire.

En réalité, ce label ne garantit pas l’absence de substances toxiques, mais simplement que les émissions sont sous un certain seuil… 28 jours après l’application. Cela pose plusieurs problèmes :

  • Ce qui sort du pot ou pendant l’application n’est pas mesuré.
  • Beaucoup de peintures A+ contiennent quand même des substances problématiques : perturbateurs endocriniens, solvants pétrochimiques, conservateurs allergènes…
  • Le seuil pour obtenir la note A+ est beaucoup trop laxiste et ne permet même pas de garantir un produit inoffensif pour la santé 28 jours après la pose.

 

Enfin, ce label ne prend absolument pas en compte l’impact environnemental global de la peinture (matières premières, fabrication, biodégradabilité…).

En résumé : le label A+ ne garantit ni la santé, ni l’écologie. C’est un critère parmi d’autres, mais certainement pas suffisant à lui seul.

Peinture à l'eau ne signifie pas peinture responsable

Les peintures dites « à l’eau », ou en phase aqueuse, sont souvent perçues comme plus saines et plus écologiques que les peintures classiques à base de solvants. C’est un des arguments les plus courant de greenwashing.

Il est vrai qu’elles contiennent généralement moins de composés organiques volatils (COV), ce qui limite en partie les émanations nocives pour l’air intérieur.

Mais attention : une formulation à l’eau ne garantit ni l’innocuité pour la santé, ni la durabilité environnementale.

La majorité des peintures acryliques à l’eau contiennent encore des liants synthétiques issus de la pétrochimie, des agents de conservation allergènes, et divers additifs dont la transparence est souvent limitée.

La peinture biosourcée, gage d’éco-responsabilité ?

Depuis quelques années, nous voyons apparaître un autre type de peinture à l’eau que l’acrylique : la peinture biosourcée.

Peinture « écologique », peinture « naturelle », peinture « biosourcée », les différentes appellations peuvent prêter à confusion. Le seul et unique terme autorisé est peinture biosourcée depuis 2023 et la parution du guide des allégations environnementales.

Mais savez-vous réellement ce que le terme biosourcé signifie dans le domaine de la peinture ?

Selon la norme NF EN 16640, une peinture est considérée comme biosourcée à partir de 45 % d’ingrédients d’origine naturelle (mesurés via la teneur en carbone biosourcé).

Il est donc essentiel de rester vigilant et de regarder en détail le % de résine biosourcée contenu dans le pot en consultant l’étiquette du pot ou la fiche technique du produit.

Les solutions biosourcées de Colibri

Conçue à base de résine d’origine végétale à 98% biosourcée et Made in France, la peinture Colibri ne contient ni solvants, ni résine pétrochimique. Avec une absence quasi-totale d’odeur, une très faible teneur en COV (<1g/L) et aucun micro-plastiques, la peinture Colibri préserve la qualité de l’air de votre intérieur et l’environnement.

Gage de cet engagement environnemental, elle est certifiée NF Environnement par l’AFNOR.

La marque propose à ce jour 214 couleurs et la possibilité de fabriquer des teintes sur-mesure. La marque a également mis au point une solution qui calcul votre besoin au m² et non plus au litre, afin d’éviter le gaspillage.

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